mai 10, 2012

… 6 pieds sous terre mais toujours vivant !

En début de semaine, j’ai reçu  un paquet provenant des éditions 6 Pieds sous terre. A l’intérieur, deux versions d’un ouvrage dont l’intention est de célébrer les 20 ans de la structure.

Le premier est la version classique (que l’on trouvera en librairie). Le deuxième est une version « luxe » à l’intention des participants. C’est donc que j’ai participé à ce projet.



Lorsque l’on m’a proposé d’y participer, j’ai d’abord  dit  « ok ! »…
Puis j’ai pensé « Ben non ! »…
Puis je redis « Ok ! »…
Puis j’ai pensé à « Mais pourquoi ? »…
Et j’ai fini par être en accord avec un  « Pourquoi pas ? ».


J’avais envie de participer pour le lien particulier que j’ai avec cet éditeur.

J’avais envie de refuser car je ne trouve pas ce genre d’ouvrage très intéressant.
La recette pour ce type d’ouvrage est généralement composée de 90% de sucrerie. Il y en a tellement que cela en devient écœurant.  C’est comme dire je t’aime en ouverture et en fermeture de chaque phrase. L’excès n’a généralement beaucoup d’intérêt.

A partir du moment où j’ai accepté, je ne voulais pas m’inscrire dans ce vomi d’affection (pourtant, j’éprouve beaucoup d’affection pour 6P). J’ai donc fait les choses comme je le sentais… Sans savoir si j’étais dans l’excès contraire…  Dans la juste mesure. Ce travail, je l’ai fait avec Mickaël Roux. Ce projet était également le moyen de collaborer une nouvelle fois avec ce dessinateur.

A la réception, très hypocritement, la première chose que j’ai fait, a été de relire nos pages. Bon… Je pense que le ton est juste… (A vous de découvrir si vous le souhaitez)… mais je ne pense pas que cette participation fasse avancer les choses.
On va dire que ce n’est pas une réussite ni un loupé.

Mais bon…  Le but de ce poste n’était pas de parler de mon intervention … mais de parler de l’ouvrage… Parce que j’ai été fort surpris.

Si on n’échappe pas à la narration et au ton Barbapapa, il y a des propositions qui dépassent ce cadre. Il faudrait que je le relise mais je pense que la majorité des planches s’inscrivent dans cette catégorie.

Le mélange des planches, des témoignages par le mot et des interviews est très intéressant.  Ça rythme la lecture et permet (je pense) de véritablement approcher la structure de l’intérieur.

Pour autant, cela ne suffit pas à faire de ce livre une exception à la règle du caramel.

Pour moi, la surprise arrive à la fin de l’ouvrage.
Il s ‘agit de deux textes. Le premier est de Fabrice Erre. Le deuxième est de Vincent Seveau. La réussite de ce livre se fait grâce à ces deux textes.
D’abord, une approche historique qui permet d’approcher l’histoire de 6 pieds sous terre (le texte de Fabrice Erre). Il remet les témoignages dans un contexte. Ça m’a donné envie de relire les collaborations des primo-acteurs de cette aventure.

Et puis, il y a l’approche du sociologue Vincent Seveau.
Pourquoi ce type d’approche ne nous est pas donné plus souvent en lecture ?

Au moment où je m’interroge sur le rapport entre les éditeurs et les auteurs, ce livre est un petit plaisir… La principale raison ne se trouve pas dans les réponses qu’il propose mais dans les questions qu’il génère.

Bravo à l’équipe qui a dirigé et coordonné cet ouvrage.
Un chouette boulot !

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